L'optimisation fiscale d'une cession d'entreprise se prépare 12 à 24 mois avant le closing. Ce simulateur compare le PFU à 30 % et le barème progressif avec abattements pour durée de détention, puis simule les leviers structurants : apport-cession 150-0 B ter, donation avant cession, pacte Dutreil, earn-out, et la CDHR introduite par la LF 2025.
PFU vs barème progressif : trancher au cas par cas
Le PFU (12,8 % IR + 17,2 % prélèvements sociaux) est souvent réflexe, mais le barème progressif devient plus avantageux quand les titres sont détenus depuis longtemps (abattement jusqu'à 85 % pour les PME de moins de 10 ans à la souscription) et que le TMI reste modéré. Le simulateur tranche automatiquement selon votre profil.
Apport-cession 150-0 B ter : report de plus-value
L'apport des titres à une holding contrôlée avant la cession met la plus-value en report d'imposition. En cas de cession dans les 3 ans, l'obligation est de réinvestir 60 % du produit dans une activité économique sous 2 ans (PME opérationnelle, fonds professionnel éligible). Ce levier permet de financer une stratégie de réinvestissement entrepreneurial tout en différant l'impôt.
Donation avant cession et pacte Dutreil
Donner les titres (pleine propriété ou nue-propriété) à ses enfants avant la cession purge la plus-value latente : seul l'écart entre la valeur de donation et le prix de cession est imposable. Combinée à un pacte Dutreil (75 % d'abattement sur les droits de mutation), cette stratégie peut diviser la fiscalité totale par deux pour les transmissions familiales bien préparées.
Earn-out, CDHR et CEHR : ne rien oublier
L'earn-out est imposé à l'année de perception (et non au closing) : utile pour étaler la plus-value. La CDHR (Contribution Différentielle sur les Hauts Revenus, LF 2025) impose une charge minimale de 20 % au-delà de 250 000 € de revenus, avec un mécanisme de quart pour les revenus exceptionnels. La CEHR (3–4 %) continue à s'appliquer. Le simulateur intègre ces couches pour donner l'effort fiscal réel net.